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09/05/2018
Week-end au TOP 14!

« Il était impossible de perdre dans ces conditions ! »

 
Cela faisait quatre ans qu’il attendait cet instant, comme tout le peuple catalan. Alan Brazo, troisième ligne de l’USAP qui fêtera ses 25 printemps dans quelques jours, a répondu à nos questions au lendemain de la finale historique face à Grenoble. Encore abasourdi par la soirée qu’il vient de vivre, le joueur sang et or, est revenu pour Provale sur ce dimanche après-midi de rêve. Rencontre…
 
Provale : Alors ? Heureux ?
Alan Brazo : Je crois que je ne réalise toujours pas. J’ai revu quelques images et je me dis que c’était vraiment énorme. Indescriptible. C’était un match impressionnant. On se serait crus à Aimé-Giral. Je retiens aussi la Marseillaise chantée par Omar Hasan avant la rencontre. C’était la première pour moi qui n’ai jamais été sélectionné en équipe nationale. C’était particulièrement émouvant.
 
Provale : Tu portes le maillot sang et or depuis huit années et évolues en équipe une depuis quatre ans et la descente en Pro D2. Comment as-tu vécu ces années ?
Alan Brazo : Perpignan est mon club de cœur. Cette remontée a donc une saveur encore plus spéciale pour moi. Malgré les apparences, nous avons vécu quatre années difficiles. Il n’a pas été simple de rebondir après la descente. Tous les moments n’ont pas été bons, il a souvent fallu se remettre en question. Mais quand je repense à cette finale, je me dis que ça valait vraiment le coup !
 
Provale : Revenons sur la finale face à Grenoble justement. Même si le score final est assez large (NDLR : 38-13), la rencontre n’a pas été une sinécure pour vous. À la mi-temps, vous ne meniez que 14 à 13.  Selon toi, qu’est-ce qui a fait basculer le match ?
Alan Brazo : Très sincèrement, je pense que c’est notre public. C’est vrai que c’était serré et que, par moments, nous avons douté. Mais quand nous avions mal aux jambes et à la tête, nous levions les yeux et c’était reparti ! Il était impossible de perdre dans ces conditions ! Impossible !
 
Provale : L’heure est désormais à la fête. Mais le Top 14 doit aussi être dans toutes les têtes. Personnellement, comment appréhendes-tu ce nouveau challenge ?
Alan Brazo : Oui, pour le moment la fête bat son plein (rires). Ça devrait durer toute la semaine avec nos familles, nos amis et nos supporters. Après cela il faudra vite se régénérer et se remettre au travail car ce qui nous attend est un sacré challenge. Je pense que le Top 14 c’est un, voire deux, crans en-dessus. Nous sommes conscients que c’est un autre niveau, d’autres exigences. Il faudra assumer et montrer à tous que nous méritons notre place.
 
Provale : Et les poissons « Corb »* dans tout çà ?
Alan Brazo : Et bien, disons que je vais les laisser tranquilles pendant quelques jours (rires). Mais je serai bientôt de retour !
 
 
 
*Alan Brazo poursuit, en parallèle de sa carrière, une thèse en océanologie et étudie les poissons « Corb », emblématiques en Méditerranée. Leur pêche est interdite en France depuis 2014.
Alan va entrer prochainement dans sa troisième année de thèse en géoscience marine et environnements aquatiques. Il est soutenu dans ses études par la Ligue Nationale de Rugby et Provale. Ses études sont cofinancées par la Commission d’Aide à la Reconversion.