Instant Vestiaires : Yannick Lacrouts

Déc 14, 2018 | Actualités, Event, Interview, Reconversion, Réseau

Comme chaque semaine, rentrez dans l’intimité de Provale grâce à la rubrique « Instant Vestiaires ». Cette semaine, c’est Yannick Lacrouts qui se jette dans la mêlée. Rencontre…

Son tonton Jean avait pourtant tout fait pour qu’il se mette au ballon rond. Mais tout petit déjà, Yannick Lacrouts, avait davantage le gabarit de Christian Califano que celui de Cristiano Ronaldo. Et puis, quand on est né dans le Gers, qu’on est élevé au bon grain, il est difficile d’échapper aux faux-rebonds du ballon ovale :

« J’ai fait une saison de football mais ça ne m’a pas vraiment plu. J’ai ensuite pratiqué le judo pendant plusieurs années puis, à quinze ans, pour faire comme les copains, je me suis inscrit au rugby. Finalement, j’y suis resté plus de vingt ans. »

Après une saison dans le club de Mauvezin, dans le Gers, c’est à Lombez-Samatan, sous les ordres d’Henry Broncan, que Yannick fait ses armes et ses premiers pas dans le rugby de haut-niveau. Le club gersois évolue alors en Élite 2 :

« J’ai vécu à Lombez-Samatan des moments uniques avec des mecs formidables et un entraîneur hors-pair. »

En 2000, après un passage éclair à Lannemezan, Henry Broncan, qui est parti entraîner le voisin auscitain, le contacte. C’est le début du rugby professionnel pour Yannick :

« Le rugby pro m’est tombé dessus. Je n’avais pas imaginé en faire mon métier un jour. C’est Henry Broncan qui m’a fait confiance et m’a permis de vivre de ma passion. »

Yannick Lacrouts - Équipe Provale - Rugby

Celui qui était prédestiné à devenir maître d’école, abandonne finalement ses études pour se consacrer à 200% au rugby. De Auch, à La Rochelle, en passant par la Section Paloise, Bordeaux-Bègles, Blagnac et l’équipe de France A, le pilier droit vit un rêve éveillé :

« J’ai vécu dix années de rugby professionnel. J’ai partagé des aventures humaines extraordinaires. J’ai tissé des amitiés pour la vie. Ces moments m’ont marqué à jamais. »

Puis vient l’heure  de raccrocher les crampons, de se lancer dans une nouvelle vie :

« On n’est jamais préparé à arrêter. J’avais pourtant fait des études, mais j’avais l’impression de ne plus savoir faire que du rugby. »

Pendant quatre années, Yannick dirige donc sa petite entreprise. Mais la lassitude se fait sentir :

« J’avais lancé une boite spécialisée dans les objets publicitaires et les cadeaux d’entreprise grâce à l’un de mes entraîneurs de Bordeaux. Le métier me plaisait bien mais, passer d’un vestiaire rempli de copains à un bureau exiguë, ce n’était pas fait pour moi. Je ne me reconnaissais pas dans ce métier. »

En 2014, Gwendoline Calvet, salariée au réseau de Provale, attend son deuxième enfant. L’idée de postuler à son remplacement germe dans la tête du pilier : 

« J’ai un peu hésité car mon épouse travaille à Provale. Mais je savais que cela ne poserait pas de problème à notre niveau. Après en avoir parlé avec elle, j’ai décidé de postuler. Le directeur de l’époque, Gaël Arandiga, mais aussi Serge Simon, le président, Robins Tchale Watchou, vice-président, et tous les membres du Comité Directeur m’ont accordé leur confiance. Quelques temps plus tard, j’étais embauché en CDI. »

Aujourd’hui, Yannick est donc chargé de mission au service réseau de Provale. Un poste qu’il partage avec Gwendoline Calvet :

« Nous formons une bonne équipe. Comme avec tous les salariés d’ailleurs. Nous faisons un métier passionnant et avançons ensemble pour aider au mieux les joueurs dans les étapes de leur carrière. L’humain est au centre de tout dans notre métier. Je suis heureux de l’exercer. Je suis content d’être désormais de l’autre côté et de pouvoir rendre un peu au rugby tout ce qu’il m’a donné. »

INSTANT VESTIAIRES - YANNICK LACROUTS - PROVALE - RUGBY

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