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Jan 25, 2019 | Actualités, Event, Formation, Réseau

Une journée avec Provale !


C’est le début de la deuxième tournée de la saison 2018/2019 dans les centres de formation pour les salariés de Provale Formation. Aujourd’hui, nous vous invitons à découvrir notre déplacement à Castres auprès des jeunes qui seront demain de futurs rugbymen professionnels. En route !

 

Lorsque nous organisons une visite auprès des joueurs professionnels ou des jeunes d’un club, l’idée est toujours de l’optimiser au maximum en rencontrant, en marge de notre intervention, des joueurs avec qui nous sommes en contact. Manque de chance pour nous, mercredi dernier, les pros du Castres Olympique étaient en journée « off » prévue de longue date et donc, forcément moins disponibles. Mais rendez-vous avait été pris avec un joueur professionnel en cours de formation « Manager de Business Unit » créée en collaboration entre Provale et la Toulouse Business School. Candice Boulanger, chargée de mission formation-reconversion, et Mathilde Lacrouts, chargée de communication, ont donc pris la route en début d’après-midi pour aller à la rencontre de ce dernier et échanger sur le cursus entrepris et les éventuelles problématiques rencontrées.

Autour d’un bon café (il fallait bien se réchauffer pendant que dehors, tout près, la neige menaçait de tomber à gros flocons), la discussion a débuté :

« Comment te sens-tu ? Tout se passe bien pour toi ? , a demandé Candice Boulanger ».

«  Oui, ça va bien, certains cours sont plus durs que d’autres, a confié le joueur anglophone castrais dans un français impeccable. Hier soir, je n’ai pas pu me connecter car nous avions entraînement. Mais je vais rattraper le cours… »

« Pas de souci, et si tu as des questions, n’hésite pas à les poser. »

« Justement, je m’inquiète un peu pour mon mémoire. Ça fait déjà huit ans que je ne suis plus retourné à l’école et j’ai un peu peur de ne pas arriver à le mettre en forme. »

« Ta problématique est logique, ne t’en fais pas. Un cours est prévu très prochainement à ce sujet pour que vous ayez toutes les cartes en mains pour réussir. Ça va bien se passer. »

« Je suis rassuré alors, sourit le joueur qui décide de repartir profiter de son jour de repos pour s ‘avancer sur son travail ».

Une heure est passée. Le café a bien réchauffé nos esprits un peu engourdis. Nous prenons donc congé du joueur car il est déjà temps de se rapprocher du centre d’entraînement du Levezou pour aller à la rencontre des jeunes du Centre de Formation du C.O.
À notre arrivée, le directeur du Centre, Philippe Carayon, qui a remplacé Michel Giacomini, parti en retraite au mois de juillet 2017, nous accueille avec un petit sourire :

« J’espère que vous avez prévu de dormir sur Castres ce soir car il se pourrait bien que vous restiez bloquées par la neige ».

Un nouveau frisson nous parcourt. Vite oublié en pénétrant dans l’antre des joueurs professionnels du Castres Olympique. La salle de vie est conviviale. Partout, autour de nous, des photos nous rappellent le passé flamboyant de ce club, bastion du rugby français. Nous nous installons. Le rétroprojecteur est branché, la caméra est en place. Les jeunes de première année s’installent. Ils sont neuf et se présentent tour à tour :

« Parlez-nous un peu de votre cursus scolaire. Qu’avez-vous entrepris ? Tout se passe bien ? demande Candice Boulanger ».

Ils sont unanimes. Les différentes formations réalisées en parallèle du rugby semblent en bonne voie. Certains sont inscrits en BTS, d’autres en DUT, d’autres encore en Licence. Au fond de la salle, Philippe Carayon écoute. Très attentif.

« Et vous connaissez Provale ? renchérit Candice Boulanger ».

« Bein oui, vous êtes là pour nous défendre, lance un joueur du fond de la salle. »

« Nous sommes là pour défendre les droits et les intérêts des joueuses et joueurs de rugby, précise Candice. »

« Et vous avez déjà entendu parler du Média-Training, demande Candice ? »

« Euh, c’est l’entraînement par Internet ! s’exclame un jeune ».

« C’était bien tenté mais non, sourit Candice. C’est un exercice qui consiste à s’entraîner pour communiquer au mieux envers les Médias. Ça vous est déjà arrivé d’être sollicités par des journalistes ? »

Les réponses fusent de toutes parts. Elles confirment que, dès les centres de formation, les jeunes intéressent les Médias qui n’hésitent pas à les interviewer :

« Moi c’était quand j’ai été sélectionné en France U18, lance l’un ».

« Moi c’était par rapport à la formation que je suis. C’était un sujet sur les études et le rugby ».

« Et l’expérience a été positive pour vous tous ? demande Candice »

« Non, moi, on a un peu déformé mes propos, regrette l’un des jeunes ».

« Tu aurais pu demander à relire l’article, explique Candice. C’est une précaution qui est normale ».

Le débat s’enchaine. Les questions s’intensifient.

« Et les « Haters », vous connaissez ? »

« Oui, moi, une fois j’en ai été victime. Ça a été très violent. Heureusement que je n’avais pas de compte Twitter et que ce sont mes coéquipiers qui m’ont fait une capture d’écran… Sinon… »

« Sinon quoi ? demande Candice »

Philippe Carayon se lève et intervient :

« Si vous êtes victimes de quelque chose comme ça, il faut en parler. C’est ce que nous avons fait avec toi. Le club est là pour ça. Nous avons réglé le problème. Il ne faut surtout pas intervenir tout seul. »

Les discussions se poursuivent. Le temps file à la vitesse de l’éclair. Il est déjà l’heure de faire entrer la deuxième partie des stagiaires. Ceux qui sont en CDF depuis au moins deux saisons, et qui ont, forcément, déjà eu la visite de Provale à plusieurs reprises. Ils ne suivent donc que la deuxième partie de la réunion.

De nouveaux sujets un peu plus confidentiels sont lancés par Candice. Des sondages sur des prises de décisions sur lesquelles Provale doit se positionner et qui concernent directement les jeunes. On leur demande leur avis, ils réagissent avec beaucoup d’intérêt et d’entrain.

Puis vient le moment de parler des protège-dents. Provale a récemment réalisé une enquête sur la santé dentaire des rugbymen en collaboration avec un chirurgien-dentiste en fin d’études.

Un quizz est projeté sur le tableau blanc. Les joueurs y répondent depuis leurs téléphones mobiles. Il apparaît que 9 joueurs sur 21 ne portent pas de protège-dents. Ni lors des matchs, ni pendant les entraînements. Les autres le portent mais uniquement en matchs.

« Pourquoi ? demande Candice »

« On n’en a pas l’habitude, répondent en chœur les jeunes joueurs. On se dit que l’entraînement est moins physique que les matchs, qu’on est moins mis en danger. »

Au fond de la salle une voix s’élève :

« Moi j’ai eu trois dents cassées. Si j’avais eu un protège-dents, je pense que j’aurais pu limiter les dégâts. Le mal est fait mais maintenant je le porte systématiquement. »

 

Cette expérience malheureuse fait réagir ses coéquipiers, la prise de conscience est collective.

Une nouvelle heure est passée. Nous sommes interrompus par l’analyste vidéo et les entraîneurs du Centre. Il est l’heure pour nous de nous retirer et de laisser le côté sportif reprendre sa place.Les jeunes nous saluent. Après un dernier échange avec Philippe Carayon pour débriefer cette réunion, il est temps pour nous de reprendre la route en direction de Toulouse. La nuit est tombée. Le froid n’a pas cessé. Heureusement pour nous, la neige est encore un peu loin. Cette réunion a été une nouvelle fois très positive. Sur le chemin du retour, nous échangeons nos ressentis, nous revenons sur des points marquants de la journée.
Il est 20 heures. Le parking de Provale est plongé dans la pénombre. Le stade Ernest-Wallon, tout près, est lui aussi endormi.
Il fera jour demain et nous serons prêtes, avec tous nos collègues, à reprendre la route pour relever de nouveaux défis dans l’intérêt collectif des joueuses et des joueurs.

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