Interview – Manoël Dall’Igna

Mar 25, 2020 | Actualités, Event, Interview, Réseau

Dall’Ingna rêve (encore) des JO  !

Manoël Dall’Igna est un joueur majeur de l’équipe de France de rugby à VII. Mardi 24 mars dernier, comme tous les passionnés de sport, il a appris que les Jeux Olympiques de 2020 seraient reportés à 2021. Un coup dur pour le joueur de 35 ans, actuellement confiné dans les Alpes, dans sa famille. Pour nous, il a accepté de revenir sur ce fait marquant, s’est confié sur le Covid 19, sur son implication au sein du Comité Directeur de Provale et ses projets d’avenir. Rencontre…

« La solution la plus sage et la plus logique »

Mathilde Lacrouts : Nous avons appris le 24 mars le report des Jeux Olympiques. T’attendais-tu à une telle décision ?
Manoël Dall’Igna : Oui, malheureusement cela nous semblait être la solution la plus sage et la plus logique depuis déjà quelques jours. Nous sommes forcément très déçus car cela faisait quatre ans que nous nous préparions à cette échéance. C’est un projet de quatre ans qui prend fin en une journée. Heureusement, il n’est reporté que d’une année.

Mathilde Lacrouts : Comme la plupart des Français, tu es actuellement confiné. Comment gères-tu cette période d’un point de vue sportif ?
Manoël Dall’Igna : Je suis chez mes parents avec mon épouse et j’ai la chance de disposer d’une petite salle de musculation chez eux. Ils disposent également d’un assez grand jardin qui possède un terrain en pente. Du coup je m’entretiens bien et multiplie les séances de physique.

« Cet isolement est très particulier à vivre »

Mathilde Lacrouts : Et quand tu ne t’entraînes pas, que fais-tu ?
Manoël Dall’Igna : Je garde forcément le contact avec mes coéquipiers car cet isolement est très particulier à vivre.
Mais je suis aussi très occupé car j’ai créé une Start Up spécialisée dans le coaching pour les particuliers et les entreprises. Elle s’appelle Fiters. En cette période difficile, je me suis dit qu’il serait bien de partager des programmes pour tous ceux qui souhaitent s’entretenir. Je travaille donc là-dessus.

« Si on a un esprit sain dans un corps sain, on a plus de chance d’éviter cette épidémie »

Mathilde Lacrouts : La France, et le monde en général, sont en train de traverser un moment très difficile. Que penses-tu du Covid 19 et es-tu inquiet pour toi et tes proches ?
Manoël Dall’Igna : Je vais te répondre en tant que naturopathe. Je suis certifié de cette discipline. Je pars donc du principe que le microbe n’est rien et que le terrain est tout. C’est-à-dire que si on a un esprit sain dans un corps sain, on a plus de chance d’éviter cette épidémie. Lorsqu’on a une bonne hygiène de vie, on a un système immunitaire plus performant et le virus a plus de mal à s’y installer. J’ai lu beaucoup de travaux de scientifiques à ce sujet. À l’époque, leur théorie n’a pas abouti. C’est celle de Louis-Pasteur qui a été retenue.
Je pense que notre santé est le capital le plus précieux dont nous disposons. Il faut se reprendre en mains.
Bien sûr que je ne suis pas rassuré pour mes proches. Mais j’essaie de les aider à prendre soin d’eux grâce à des médecines alternatives, comme la Vitamine C, la Vitamine D, le chloro magnesium, des huiles essentielles hydrosolubilisées…Il faut prendre soin de nous. C’est la base de tout.

Mathilde Lacrouts : Cette pandémie aura aussi forcément des répercussions sur notre sport. Es-tu inquiet à ce niveau ?
Manoël Dall’Igna : Évidemment que je suis inquiet. Nous sommes dans le flou le plus total. Pour parler de ma situation personnelle, j’ai 35 ans, je m’étais engagé pour participer aux JO de 2020. Je ne sais pas ce qu’il va advenir de moi pour le moment. Avant, notre date-line était fixée à 2020. Aujourd’hui, lorsqu’on est un compétiteur, on a forcément en ligne de mire 2021. C’est en tous cas l’objectif que j’ai en tête. Je suis prêt et déterminé à l’atteindre. Plus généralement, je suis inquiet pour le rugby français et mondial dans leur globalité. Mais je suis convaincu que nous allons trouver des solutions avec Provale.

« Défendre les joueurs est la vocation première de Provale. C’est ce que nous nous attachons à faire »


Mathilde Lacrouts : Justement, tu es investi au sein du Comité Directeur de Provale depuis plus d’un an. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Manoël Dall’Igna : En cette période d’élections qui a été douloureuse, j’ai eu envie de m’investir autrement pour mon sport. Et d’œuvrer auprès de Provale afin de conserver son esprit initial. Défendre les joueurs est la vocation première de Provale. C’est ce que nous nous attachons à faire.
Pour ma part, j’interviens plus spécifiquement pour porter la voix du VII. C’est vraiment ce qui me passionne. Mais je suis heureux de partager et d’échanger sur les autres sujets avec les différents membres du Comité Directeur.

Mathilde Lacrouts : Tu l’as dit, tu as 35 ans, une grosse échéance que tu aimerais relever en 2021… Et après ?
Manoël Dall’Igna : Après, quand le rugby sera fini, je pense rester dans le domaine de la naturopathie. Peut-être créer un centre de soins et de conférences dans le Sud-Est de la France. Pourquoi pas dans une ferme ? J’aimerais faire pousser des produits de haute qualité nutritive, les transformer en créant peut-être un restaurant ? Tout ceci est encore au stade du rêve mais avec mon épouse, nous y réfléchissons sérieusement.

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